Louis ROYER

Louis ROYER fut le dernier meunier du Moulin de Rimbault : C'est lui qui ferma ses ailes en 1927 et donna le dernier coup de serrure à la porte d'entrée du moulin-tour (pensait-on).                  

j-royer-richetord.jpgLouis Royer et son épouse au mariage de l’une de ses filles

Il fut inspiré en fin de vie par la poésie et décrivit l’histoire du Moulin en Septembre 1975 par le biais d’un poème connu des initiés du Moulin :

Légende et… Réalité

Tu serais né, jadis, d’une pierre de RIMBAULT

D’un chêne des Ouillères ou celui du Rampeau.

La fée de la forêt, profitant de la brume

T’aurait donné ses ailes par une nuit sans lune.

 

François 1°, dit-on, à tes pieds est passé

Allant forcer le cerf en forêt de CHIZE

Sur son cheval fougueux et suivi de ses chiens

Il était grand veneur, et nous le savons bien.

 

N’aurait-il pas aussi au Château de RIMBAULT

Goûté à la galette, fruit du froment nouveau

Accompagnée, bien sûr, et cela se conçoit

Du bon vin réputé de LA FOYE

 

La légende en est là… Elle vaut ce qu’elle vaut.

Réalité peut être… La réponse est : là-haut !

 

Mil sept cinquante neuf et ça nous le savons

Sous le bon Roi Louis XV, tu moulais le froment,

Par ton dur labeur nourrissant tout ton monde

Bûcherons, paysans à trois lieues à la ronde.

 

Si la Révolution, semble-t-il, t’épargna

Aux luttes qui suivirent, on te martyrisa

Ne fus-tu pas alors, comme espion condamné

A être brûlé vif et tu fus incendié

 

Mil huit cent dix-huit, année de renaissance

Tes murs sont rehaussés, tu as belle prestance

Ton toit refait à neuf du bois de la forêt

Tes ailes ont grandi ainsi que tes agrès.

 

Mil huit cent vingt-huit, la date en est prouvée

André FOUGNET, père, premier de la lignée

Etant le maître à bord et broyait le bon grain

Qui rentrait dans tes flancs du soir jusqu’au matin

 

Mil huit cent trente sept, une année de naissance

André FOUGNET junior par sa seule présence

Etait « sacré » meunier et deviendra plus tard

Deuxième de la lignée, ce n’est pas par hasard.

 

Et en quatre vingt treize, gendre du précédent

Ce fut Clément ROYER qui moulut le froment

Aidé de son fils Louis, année mil neuf cent vingt

Quatrième de la lignée et puis ce fut la fin.

 

En mil neuf cent vingt-huit, victime du progrès

Ton beau tic-tac s’est tû… et pour l’éternité !

Tes ailes repliées tombèrent l’une après l’autre

Ton cœur cessa de battre à l’unisson du nôtre

 

Nous depuis ce temps là, Vents de Bise ou d’Automne

De galerne ou de Bas, te bercent en chantant

Ton corps meurtri est là… témoin de ton passé

Des ancêtres aussi pour la postérité.

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